19/09/08

Complotons afin d'enflammer/Toutes les âmes qui voudraient mourir juste pour se sentir vivantes.

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C'est marrant comme j'étais beaucoup plus créative avant lui... Comme les mots me venaient facilement, comme parler de la vie par écrit me paraissait tellement simple que ça en devenait une activité à temps plein. Et puis, aujourd'hui, je mets tellement de temps pour trouver un sujet interessant... Un sujet qui me passionne, avec lequel je pourrai engager un débat contre moi même.
Et puis ensuite, je me rends compte que j'ai besoin de lui pour me donner la réplique. J'ai comme cette impression d'être entière quand je lui parle, comme cette impression de ne plus avoir besoin de parler avec un être imaginaire caché quelque part au fond de moi. Quelqu'un comprend, quelque part. Quelqu'un sait à quel point ces préoccupations peuvent être importantes pour moi... insignifiantes et parfois tellement plus importantes que le reste.

Dans la vie, il y a toutes ces époques différentes. Celle que l'on vit avec volupté, un livre et un chocolat dans les mains. Celle que l'on vit artistiquement, des traces de peintures sur le visage, des ampoules aux bouts des doigts à force de gratter des cordes... Et puis, les meilleures, celles que l'on vit à plusieurs, dont on se souviendra toute notre vie et auxquelle je pense avec beaucoup plus de larmes dans les yeux.
Je ne vis plus mes grands moments en tête à tête avec moi même. Ce n'est plus le summum de mon existence. Oh, bien sûr que j'aime encore passer du temps à discuter avec ma conscience, on est de grandes copines pour la vie et je pense que ça ne changera jamais... Mais finalement, j'ai aussi besoin de sentir des gens respirer tout prés, de savoir que je peux convaincre ou être convaincue. Je sais maintenant que ma façon de penser est différente mais tellement d'autres le sont aussi.

J'ai appris énormément de choses, écrire sur ce clavier sans réfléchir m'en fait prendre conscience. Aprés tout, j'avais simplement besoin de partager. De flatter mon ego ou de le remettre en question. J'avais besoin de faire des millions de brouillons avant d'en choisir un comme base et de façonner la suite dessus... Les moments en tête à tête, c'est de bons brouillons. Mais j'avais envie de savoir ce que ça faisait de commencer à dessiner des traits à l'encre. En sachant que même raté, ce trait là, je pourrai toujours le transformer en quelque chose de mieux. Les défauts, comme on dirait en philo, c'est la vie. Regardez comme ça a l'air mort, une pelouse sans aucun brins d'herbes qui dépassent. Je n'ai pas envie d'un long fleuve tranquille. J'aime bien les vagues, on s'en relève toujours plus fort.
Il est trés dur de s'aimer soi même. Je n'en suis pas encore là, et heureusement, on a tous encore enormément de chemin à faire pour ça. A 70 ans peut être, je dirai avec jouissance à mes petits enfants : "Je suis grincheuse ? Et alors ? c'est pas à mon age que tu vas me changer ! Fils de rénégat! "
(oui, parce que j'ai toujours voulu dire "fils de rénégat!" )

Et puis je suis heureuse. Un peu nostalgique, un peu inquiète, j'ai un peu peur de penser au jour où il m'abandonnera. Mais pour le moment, il ne me déteste pas. Et c'est un peu con vous savez, mais à 17 ans quand on tient autant à quelqu'un, c'est un peu tout ce qui compte... n'est ce pas ?

Bisous, Milie.

Posté par MilieMiaou à 10:12 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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